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Au théâtre de Caen
made in Normandie
L’opéra sacré Il Sant’Alessio est une nouvelle production du théâtre de Caen en coproduction avec le Grand Théâtre de Genève, l’Opéra national de Lorraine, le Théâtre des Champs- Elysées et le Grand Théâtre de la Ville deLuxembourg.
Les représentations au théâtre de Caen bénéficient des soutiens du ministère de la Culture et de la Communication– DRAC Basse-Normandie et du conseil régional de Basse-Normandie.
Les Arts Florissants sont subventionnés par le ministère de la Culture et de la Communication, la Ville de Caen et le conseil régional de Basse-Normandie.
Les Arts Florissants sont en résidence au théâtre de Caen.
Leur mécène est Imerys.
Le festival Septembre Musical de l’Orne s’associe aux représentations caennaises.
Pour Patrick Foll, le directeur du théâtre de Caen, cette création est un évènement unique de rencontres, d’échanges et d’enrichissement mutuel entre ceux qui sont là toute l’année et ceux qui passent .
Souhaitant dénoncer l’idée reçue selon laquelle « un opéra ça coûte cher » il exprime sa volonté de faire savoir que ce genre artistique, l’opéra, permet de faire travailler les artistes locaux (de Caen et de la région de Basse Normandie) AVEC des artistes « internationaux ».Une chance extraordinaire dans la vie d’un théâtre, avec en plus, la fierté « d’exporter » cette production. |
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| A l'affiche
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L'affiche
Il Sant’Alessio
dramma musicale en 3 actes créé au palazzo Barberini Ai Giubbonari à Rome en mars 1631
musique de Stefano landi
livret de Giulio Rospigliosi
Choeur et Orchestre des Arts Florissants , La Maîtrise de Caen
direction musicale William Christie mise en scène Benjamin Lazar
collaboration artistique Louise Moaty
Philippe Jaroussky, contre-ténor– Sant’Alessio
Max Emanuel Cencic, contre-ténor– Sposa
Alain Buet, basse– Eufemiano
Xavier Sabata, contre-ténor– Madre
Damien Guillon, contre-ténor– Curtio
Pascal Bertin, contre-ténor– Nuntio
José Lemos, contre-ténor– Martio
Luigi de Donato, basse– Demonio
Jean-Paul Bonnevalle, contre-ténor– Nutrice
Terry Wey, contre-ténor– Roma, Religione
Ryland Angel, contre-ténor– Adrasto
chorégraphie Françoise Denieau
scénographie Adeline Caron
costumes Alain Blanchot
maquillages Mathilde Benmoussa
lumières Christophe Naillet
direction de la Maîtrise de Caen Olivier Opdebeeck
Création au théâtre de Caen :
mardi 16, jeudi 18 et samedi 20 octobre 2007 à 20h.
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| William Christie
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William Christie
directeur artistique
Claveciniste, chef d’orchestre, musicologue et enseignant, William Christie a contribué à la redécouverte en France de la musique baroque, en particulier du répertoire français des XVIIe et XVIIIe siècles, qu’il a révélé à un très large public.
Maître incontesté de la tragédie-lyrique comme de l’opéra-ballet, du motet français comme de la musique de cour, il explore également d’autres répertoires européens (Monteverdi, Rossi, Scarlatti, Purcell, Handel, Mozart, Haydn), dont nombre d’interprétations ont fait date. William Christie collabore également avec de grands noms de la mise en scène de théâtre et d’opéra (Jean-Marie Villégier, Robert Carsen, Alfredo Arias, Luc Bondy…) pour des productions lyriques à chaque fois remarquées (Les Indes galantes, Les Boréades, Le Retour d’Ulysse dans sa patrie, Les Paladins…). Chef régulièrement invité de festivals d’art lyrique (Glyndebourne, Aix-en-Provence), de maisons d’opéra (Opernhaus de Zurich, Opéra national de Lyon) ou de l’Orchestre Philharmonique de Berlin, William Christie est à l’origine du Jardin des Voix, Académie de jeunes chanteurs, dont les trois premières éditions en 2002, 2005 et 2007 ont eu un très large écho en France, en Europe et aux Etats-Unis.
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| Les Arts Florissants
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Les Arts Florissants
pionniers
Ensemble de chanteurs et d’instrumentistes voués à la musique baroque, fidè les à l’interprétation sur instruments anciens, Les Arts Florissants sont dans leur spécialité l’une des formations les plus réputées en Europe et dans le monde. Fondés en 1979, et dirigés depuis lors par le claveciniste et chef d’orchestre franco-américain William Christie, ils portent le nom d’un petit opéra de Marc-Antoine Charpentier.
Les Arts Florissants ont joué un rôle pionnier pour imposer dans le paysage musical français un répertoire jusqu’alors méconnu et aujourd’hui largement interprété et admiré : non seulement le Grand Siècle français, mais plus généralement la musique européenne des XVIIe et XVIIIe siècles. Depuis le triomphe d’Atys de Lully à l’Opéra Comique en 1987, c’est la scène lyrique qui leur a assuré les plus grands succès (avec notamment Rameau : Les Indes Galantes en 1990 et 1999, Les Boréades en 2003, Les Paladins en 2004…; Monteverdi : Le retour d’Ulysse dans sa patrie en 2000, Le Couronnement de Poppée en 2005 ; Purcell : King Arthur en 1995, Dido & Æneas en 2006…).
Depuis 1990, les Arts Florissants bénéficient du soutien de la Ville de Caen et du Conseil régional de Basse-Normandie. Près de cent concerts ou représentations d’opéra ont été donnés par les Arts Florissants au théâtre de Caen. Les Arts Florissants sont en résidence au théâtre de Caen, lieu de création du Jardin des voix, académie de jeunes chanteurs dirigée par William Christie, et dont le théâtre de Caen est coproducteur.
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Le projet
une re-création
Le théâtre de Caen s’associe aux opéras de Genève et Luxembourg ainsi qu’au Théâtre des Champs-Elysées à Paris et à l’Opéra national de Lorraine pour recréer "Il Sant’Alessio ", opéra du XVIIe siècle, sous la baguette de William Christie dont on connaît la passion à redonner toute leur magnificence aux chefs-d’oeuvre du Grand Siècle (souvenons-nous d’Atys !).Il Sant’Alessio n’a été remonté scéniquement que très rarement depuis sa création à Rome au XVIIe : William Christie, après avoir enregistré cette oeuvre rare il y a plus de 10 ans pour le label Erato, souhaitait ardemment redonner vie à cet opéra, qui stupéfia le public lors de sa création durant le carnaval de Rome en 1632.
Il Sant’Alessio est par ailleurs très emblématique d’un genre depuis longtemps disparu, le « drame religieux ». Comme pour son travail autour de la tragédie lyrique avec son complice Jean-Marie Villégier, qui marqua les débuts de la renaissance du baroque lyrique en France dans les années 80, William Christie a décidé de s’associer à un autre spécialiste, qui formera avec lui le duo indispensable aux ambitions de ce projet, Benjamin Lazar. Ce dernier dédie son travail au répertoire baroque, à l’étude de sa dramaturgie et de sa gestuelle. Le public comme la critique ont unanimement salué son travail exceptionnel sur Le Bourgeois Gentilhomme de Molière et Lully, spectacle éclairé à la bougie, et recréé dans son intégralité avec ballet, danses et intermèdes musicaux. Les mêmes principes de mise en scène régiront son travail sur Il Sant’Alessio.
Un important travail de recherche sera mené par Benjamin Lazar sur les conditions de la création de ce Sant’Alessio : on possède encore les dessins des décors originels ainsi que le témoignage de personnes qui assistèrent à sa création.Soulignons également que ce Sant’Alessio sera la première mise en scène d’opéra de Benjamin Lazar avant Cadmus et Hermione de Lully à l’Opéra Comique à Paris en 2008.William Christie opèrera également un travail musicologique sur cette oeuvre, ses sources et son interprétation tant pour les instruments que pour les voix. On notera ainsi que, pour la première fois depuis sa création, la distribution sera exclusivement masculine (y compris pour les rôles féminins, comme le voulaient les canons musicaux à l’époque de sa création au XVIIe siècle), pour les grands rôles comme pour le choeur (Maîtrise de Caen). Pour cette production neuf contre-ténors, dont Philippe Jaroussky et Max Emanuel Cencic, seront réunis. Les garçons maîtrisiens de Caen assureront les parties de soprano du choeur.
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| Galerie de photos
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En avant première, voici quelques photos réalisées par Sylvain Guichard lors des dernières répétitions.
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L'histoire
pour éblouir
Fruit d’une commande de la puissante famille Barberini au début des années 1630, Il Sant’Alessio est une histoire sacrée typique de la contreréforme destinée à témoigner de la splendeur de Rome sous le pontificat d’Urbain VIII, oncle des commanditaires, et à éblouir des hôtes de marque à l’image de ce qui se faisait à Florence chez les Médicis.
Le livret a été commandé à Giulio Rospigliosi, futur pape Clément IX, la musique à un chanteur de la Chapelle Sixtine, Stefano Landi, déjà connu pour ses compositions.
L’histoire qui nous ramène à Rome au début de l’ère chrétienne chante les vertus d’Alexis, fils de sénateur, ayant renoncé aux vanités du monde pour mener une vie d’ascèse en Syrie et qui reviendra demander l’hospitalité à sa famille sans que celle-ci le reconnaisse. Sur ce thème édifiant, Landi compose une musique expressive qui n’est pas sans évoquer son contemporain Monteverdi, une partition sublime fondée sur un riche continuo qui culmine dans le somptueux finale de l’Acte III où les anges apparaissent pour annoncer la sanctification d’Alexis.
Prologue
Rome présente l’un de ses plus glorieux fils, Alexis. Elle racontera son histoire et les tourments de sa famille.
Acte I
Alexis est le fils d’Euphémien, sénateur romain. Ce dernier, rencontrant le jeune Adraste, chevalier romain, lui raconte la disparition, bien des années plus tôt, de son fils Alexis. Adraste l’informe qu’un homme, qui pourrait être Alexis, a été vu en Palestine. En vérité, Alexis a fui la maison de son père la nuit précédant ses propres noces. Il s’est réfugié sous l’escalier du palais paternel, déguisé et méconnaissable, fuyant désirs et sens, et n’aspirant qu’à élever ses pensées et à contempler le royaume des cieux. Il est dès lors le témoin de toute la vie de sa famille depuis sa disparition, et de leur désespoir.Martius et Curtius, pages de la maison, prennent Alexis pour un mendiant et ne cessent de le railler. Entrent en scène le Démon et son choeur : il se fait fort de vaincre Alexis dans son ascèse et de mettre à mal sa volonté. La Nourrice, la Mère et l’Epouse d’Alexis pleurent son absence et font part du tourment qui les accable de ne savoir ce qu’il est advenu de lui depuis cette nuit fatale. Curtius, lui, ne songe qu’à se divertir en faisant entrer des paysans qui donneront un spectacle se moquant du pèlerin-mendiant.
Acte II
Euphémien pleure son propre malheur. Le Démon a décidé de persuader l’Epouse d’Alexis de partir le chercher de par le monde : Alexis sera obligé de l’en empêcher devant le danger qu’une telle entreprise représente, et donc de se découvrir. Tandis que l’Epouse se prépare, la Nourrice avertit la Mère d’Alexis du projet de la jeune femme. Loin de la dissuader, la Mère décide de l’accompagner dans son périple. Alexis se désespère de les voir nourrir ce projet fou et décide de leur parler mais sans se découvrir. Il convainc les deux femmes qui renoncent donc à partir. Le Démon, déguisé en ermite, cherche à pousser Alexis par divers arguments à révéler son identité à sa famille. Apparaît alors un Ange, qui révèle à Alexis la véritable identité de l’ermite. Il lui prédit que Dieu l’appelle sur une voie nouvelle et admirable, et le prévient de sa mort prochaine, dont il doit se réjouir. Euphémien, qui se lamente en compagnie d’Adraste, apprend que dans la cathédrale une voix céleste s’est faite entendre, consolatrice pour ceux qui souffrent : Euphémien voit renaître l’espoir en lui.
Acte III
Le Démon enrage de n’avoir pas vu faiblir Alexis, et s’en retourne aux Enfers. Dans la maison d’Euphémien, tous se pressent pour rendre hommage à la dépouille d’Alexis : Dieu a révélé où et qui il était, ainsi que son histoire édifiante et pieuse. Euphémien, l’Epouse et la Mère pleurent Alexis, qu’on leur a rendu et repris dans la même heure. Ils lisent la lettre qu’Alexis leur a écrite avant de mourir : c’est dans la joie d’être arrivé « au port » qu’il meurt. « Sa joie console ma douleur » dit l’Epouse. La Religion, le choeur des Anges et le choeur des Vertus louent Alexis et saluent l’heureuse Rome qui recevra ces grâces.
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| Rediffusion le 19h45 |
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Production France 3 Normandie
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Réalisation : François Roussillon
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